Dimanche & jours fériés

Dimanche et jours fériés : un seul jour vraiment protégé

Parmi les 11 jours fériés et tous les dimanches de l'année, un seul est obligatoirement payé double par la loi : le 1ᵉʳ mai. Pour tout le reste, c'est ta convention collective qui décide — et beaucoup de salariés l'ignorent.

Ce que la loi impose vraiment le reste = convention

1ᵉʳ mai travaillé+100 %
↳ légal, obligatoire, sans exception
Dimanches du maire (12/an)≥100 %
↳ légal + repos compensateur obligatoire
Zone touristique internationale (ZTI)≥30 %
↳ minimum légal en ZTI
Autres jours fériés & dérogations permanentes0 % garanti
↳ tout dépend de ta convention collective

Le 1ᵉʳ mai : le seul jour vraiment à part

Si tu travailles le 1ᵉʳ mai (ce qui n'est possible que dans les établissements qui ne peuvent pas interrompre leur activité), ton salaire de cette journée est doublé — en plus du salaire normal, tu perçois une indemnité égale. C'est la loi, pas une option, et ça s'applique à tous les salariés, CDD et intérimaires compris.

Les 10 autres jours fériés : moins protecteurs qu'on le croit

Pour les 10 autres jours fériés (1er janvier, lundi de Pâques, 8 mai, Ascension, lundi de Pentecôte, 14 juillet, 15 août, 1er novembre, 11 novembre, Noël), deux choses bien distinctes :

  • S'ils sont chômés : ton salaire est maintenu intégralement si tu as au moins 3 mois d'ancienneté. Aucune perte de salaire possible.
  • S'ils sont travaillés : aucune majoration légale n'est due. Ta convention collective peut prévoir une majoration ou un repos compensateur — mais sans elle, le Code du travail ne t'en donne pas.
Le réflexe à avoir : avant d'accepter de travailler un jour férié ordinaire, vérifie ce que prévoit ta convention. Beaucoup de branches (BTP, grande distribution) prévoient une majoration de 50 % à 100 %, mais ce n'est jamais automatique sans elle.

Le dimanche : le principe, et les dérogations

Le repos dominical est la règle de base en France. Mais environ 4,5 millions de salariés travaillent régulièrement ou occasionnellement le dimanche, via trois grands types de dérogation :

Type de dérogationMajoration
Dérogation permanente (hôpitaux, HCR, transports…)Selon convention
« Dimanches du maire » (jusqu'à 12/an)≥ 100 % + repos
Zone touristique internationale (ZTI)≥ 30 %
Commerce alimentaire (dimanche matin)Selon Code du travail

Dans les secteurs à dérogation permanente (hôtellerie-restauration notamment), il n'y a pas de majoration légale minimale — c'est ta convention qui fixe le taux, ou rien du tout si elle ne prévoit rien.

Dimanche + heures sup : ça se cumule

Si ton dimanche travaillé te fait aussi dépasser 35 h dans la semaine, les majorations heures sup et dimanche se cumulent en principe — la Cour de cassation l'a confirmé à plusieurs reprises. En revanche, dimanche et jour férié ne se cumulent généralement pas entre eux : seule la majoration la plus favorable s'applique, sauf si ta convention prévoit expressément le cumul.

Questions fréquentes

Puis-je refuser de travailler un dimanche du maire ?

Oui, sans risque. Pour les 12 dimanches du maire et les ZTI, le volontariat est protégé par la loi : ton refus ne peut pas être sanctionné ni constituer un motif de licenciement.

Et si le jour férié tombe un dimanche ou un jour de repos ?

Aucune indemnisation supplémentaire n'est prévue par la loi dans ce cas — sauf disposition plus favorable de ta convention collective.

Je suis en CDD, ai-je les mêmes droits ?

Oui. Le type de contrat ne change rien : un salarié en CDD ou en intérim qui travaille le 1ᵉʳ mai a droit à la même majoration de 100 % qu'un salarié en CDI.

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